De directeur de grande enseigne de jouets à gérant de l’Auberge du joueur
« Je suis tombé dans le jeu depuis tout petit. Je jouais souvent avec mes cousins », livre Clément Pierre, gérant l’Auberge du joueur à Lunéville. Une boutique 100 % jeux de société, reprise en septembre dernier. Toujours accro, son jeu préféré est Dominion, « un jeu de cartes de deck building qui mixe stratégie et débrouille ».Le trentenaire originaire de Montbard (21) désigne une coupe gagnée, perchée derrière son comptoir.
« Je n’ai gardé que le nom du magasin. Les locaux se sont agrandis et les offres ont évolué », explique ce diplômé en NRC (Négociation, relation, client) du lycée Jules-Ferry de Saint-Dié-des-Vosges (88).
« Je vais consolider l’activité sur les deux premières années et si tout se passe bien j’aimerais embaucher une à deux personnes. J’ai beaucoup d’idées mais peu de bras. » Le dirigeant fait partie de l’association des commerçants de la ville. « J’ai envie de m’intégrer. J’ai proposé un jeu pour Pâques avec une chasse aux œufs dans les commerces. »
Une bonne opportunité dans un secteur où la concurrence est rude
Clément Pierre a toujours essayé de lier son projet professionnel à ce qu’il aime. « Ma première expérience dans le domaine du jeu a eu lieu à la Caverne du gobelin à Nancy d’abord en tant que bénévole puis comme employé. »
Puis à Strasbourg, il entre comme saisonnier dans une grande enseigne américaine du jouet, aujourd’hui disparue. Il rejoint la chaîne JouéClub dans un premier magasin de Sallanches, dans un second à Amphion. Il sera directeur adjoint des deux établissements.
Pendant le Covid, retour à Saint-Dié, au rayon bazar d’un grand supermarché. « Belle expérience », glisse-t-il amusé. On le retrouve au poste de directeur adjoint d’un magasin Idkids avant qu’il devienne directeur de La grande récré à Strasbourg… Et enfin Lunéville et l’Auberge du joueur.
« J’ai pris de l’expérience grâce à ce parcours professionnel. J’ai toujours voulu depuis mes premières années à la Caverne du gobelin être responsable d’une boutique. Devenir son propre patron, c’est difficile et agréable aussi. À Lunéville, j’ai saisi la bonne opportunité dans ce domaine qui plaît où la concurrence est rude ailleurs. »
